FLAUBERT, La prise des Tuileries

Plan d'étude

Axes de lecture

Un récit épique
La représentation du peuple : une vision dépréciative
Le regard des deux personnages

I. La progression du récit : son caractère épique

A. La succession des scènes ; la montée de la violence

B. Une scène visuelle :

le jeu des couleurs ;
les effets de masse : la vision "en plongée" du début, les singuliers à valeur collective, les pluriels, les personnages à valeur emblématique (le prolétaire, la fille publique), l'unanimité des sensations et des sentiments ;
le rôle des images : l'image de la mer.

II. La représentation du peuple : une vision dépréciative

A. Une caractérisation péjorative : l'animalisation

B. Un comportement irraisonné, instinctif, puéril

Une foule d'abord "inoffensive", puis gagnée par une "joie frénétique" et finalement en proie à la "fureur" ;
les déguisements carnavalesques ;
la volonté de destruction, le vandalisme.

III. Le regard des deux personnages

A. La position des personnages , leur jugement

Ils sont simples spectateurs mais leurs réactions sont différentes : Hussonnet exprime son dégoût et ironise ; Frédéric, sensible au caractère épique de la scène.

B. Le jugement du narrateur

Souligne l'illusion de la foule qui croit en "un avenir de bonheur illimité".

La prise de possession du trône et des appartements est assimilée à un jeu : le peuple se conduit de manière puérile, impulsive, sans aucune conscience politique.

Conclusion

Une image ambivalente du peuple : le point de vue idéaliste de Frédéric, le point de vue plus désabusé, ironique d'Hussonnet.

Le souci d'objectivité de Flaubert.