L'île des Esclaves - Scène 10

Tirade de Cléanthis

Plan d'étude

Axes de lecture

La révolte de Cléanthis : un réquisitoire.
La dénonciation.

I. La révolte de Cléanthis : un réquisitoire

A. Un réquisitoire véhément ; les procédés rhétoriques

Interjections marquant la colère
Interpellation du destinataire : prend les maîtres à parti
Rythme des phrases ; anaphores
Phrases exclamatives ; interrogations oratoires
sentences

B. L'opposition maître / esclave

Cléanthis parle en son nom mais se fait le porte parole de tous les esclaves : valeur du "Nous"
A qui s'adresse-t-elle ? Valeur du "Vous". Au départ, elle s'adresse à Iphicrate et Euphrosine, puis le "vous" prend une valeur de plus en plus générale.
Glissement de l'opposition maître / esclave vers une opposition plus générale riches / "pauvres gens".

II. La dénonciation

A. La progression de la tirade

Cléanthis rebondit sur le mot "exemple" : les humbles donnent l'exemple d'un comportement vertueux tandis que les privilégiés les méprisent.
Le vrai mérite ne réside pas dans la richesse, le rang social des privilégiés, mais dans la bonté du coeur, "la vertu" et "la raison". 
Adresse aux "honnêtes gens" : les "exemples" de pitié, de bonté, de pardon  sont donnés par les humbles.

B. Le portrait moral des maîtres

A partir d'un relevé des termes qui caractérisent les maîtres, on peut distinguer quelques traits dominants : 
la richesse matérielle ; 
le rang social ; 
l'orgueil et le mépris des faibles ; 

Des traits essentiellement négatifs qui soulignent leur pauvreté morale.

C. En miroir, le portrait des esclaves

Le relevé de leurs caractéristiques fait apparaître leurs principaux traits :

l'humiliation par les maîtres ;
la pauvreté matérielle ;
la grandeur morale.

Conclusion

un discours véhément, expression de la colère de Cléanthis.
La dénonciation du comportement des maîtres ; une leçon morale : le mérite ne tient pas au rang ou à la richesse mais aux qualités de coeur.  A rapprocher des leçons des moralistes et de la philosophie des Lumières.